Quelques informations sur la manière dont les photos de ce site ont été réalisées...

 

De la prise de vue à la numérisation...

Les photos présentées dans la section photos récentes du portfolio ont été réalisées avec des appareils argentiques moyen-format (6x6), qui me paraissent les plus adaptés à mon approche et au rendu photographique que je souhaite (cf. explications ici). Ces « vénérables » (au regard de leur âge et de leur qualités) sont :
o un Hasselblad 501CM, et
o un Mamiya C330.
Les optiques utilisées sont principalement des focales courtes (autour de 60mm), et la mesure de la lumière est faite avec une cellule à main Gossen Digipro F.

Un scanner Epson V700 me permet de numériser les films à des résolutions variables selon le film. Au final, les images sur lesquelles je travaille ont une définition autour de 100 mégapixels (10.000x10.000 px), ce qui me permet de réaliser ensuite des agrandissements plus que confortables,... et justifie ma faible productivité (compte tenu de la taille des fichiers !).

J'ai autrefois utilisé pendant environ deux ans (de fin 2004 à fin 2006) un réflex numérique Nikon D70, avec deux objectifs fixes (un Nikkor 50mm f/1.4 AF-D et un Sigma 30mm f/1.4 EX DC) et un zoom Nikkor 18-70mm AF-S DX. Les images de la section archives du portfolio proviennent de fichiers RAW obtenues avec ce matériel.


Dans la « chambre numérique »...

A partir de là débute la longue phase de post-traitement numérique. La retouche a pour but d'appliquer sur la photo les mêmes techniques que celles apprises en chambre noire, sans recourir à des ajouts/suppressions d'éléments ou autres « trucages » : il s'agit là d'une limite photographique que je me suis fixée, et que la taille de mes images rend pratiquement infranchissable... Le post-traitement se limite donc aux réglages par zones de la luminosité et du contraste (via des courbes ou les niveaux de Photoshop), ainsi que des corrections de la chromie pour les photos couleur; le recours aux filtres (accentuation ou autres « effets ») ne présente à mes yeux aucun intérêt pour ces images (en tout cas pour le rendu que je cherche).
En dépit de la simplicité du post-traitement, cette étape m'occupe généralement entre 20 et 120 heures par image, qui parfois s'étalent sur 8 mois ou plus : l'un des principaux apports de la « chambre numérique » est pour moi de pouvoir enregistrer l'image travaillée en l'état, l'oublier un moment pour laisser décanter les idées les moins convaincantes, et finalement s'y replonger lorsque l'image « mentale », latente, refait surface. A nouveau, il y a toujours ce besoin de lenteur que j'ai décrit pour la prise de vue dans « un tour sur moi-même ». Cette lenteur, imposée à la prise de vue par l'ancien matériel que j'utilise, n'est possible en post-traitement que grâce au numérique (ce qui est paradoxal, compte tenu des arguments habituellement invoqués en faveur du numérique...).
Le choix d'un appareil photo argentique et de la chambre numérique décontenance souvent, et semble pour certains un mariage « contre nature »; il s'agit pour moi des moyens techniques les mieux adaptés à mon approche.


Lorsque l'image imaginée devient réelle...

Il m'est maintenant possible de produire moi-même l'image finale, sur le support de mon choix, grâce à une imprimante Epson Stylus Pro 3800. Outre la grande satisfaction de pouvoir enfin tout réaliser soi-même (comme à l'époque de l'argentique...), cela me donne une maîtrise complète et parfaite de l'ensemble de la chaîne graphique (régulièrement calibrée).
Davantage d'informations sur les impressions sont données ici.